Lot 68
Paul DARDE (1888-1963). La femme damnée ou Thaïs aux Enfers. Marbre sculpté, signé et daté...

Paul DARDE (1888-1963). La femme damnée ou Thaïs aux Enfers....
Paul DARDE (1888-1963). La femme damnée ou Thaïs aux Enfers....
Paul DARDE (1888-1963). La femme damnée ou Thaïs aux Enfers....
Paul DARDE (1888-1963). La femme damnée ou Thaïs aux Enfers....
Paul DARDE (1888-1963). La femme damnée ou Thaïs aux Enfers....
Paul DARDE (1888-1963). La femme damnée ou Thaïs aux Enfers....
Paul DARDE (1888-1963). La femme damnée ou Thaïs aux Enfers....
Paul DARDE (1888-1963). La femme damnée ou Thaïs aux Enfers....

Paul DARDE (1888-1963).
La femme damnée ou Thaïs aux Enfers.
Marbre sculpté, signé et daté 1934 sur la terrasse.
Haut. : 120 - Larg. : 70 - Prof. : 72 cm
Socle : Haut. : 54 cm (un petit éclat à la base, quelques taches)

Provenance :
- Ancienne collection Alexis et Eugène Rudier.
- Ancienne collection de Madame Mathilde Subes et Monsieur Raymond Subes.
Note : "Mme Subes appréciait beaucoup cette œuvre qu'elle avait fait placer dans son parc devant sa fenêtre de chambre pour mieux l'admirer."
- Vente Hôtel des ventes de Cannes, 21 et 22 juin 2003, lot 662.

Lot vendu sur désignation.

Originaire des environs de Lodève, Paul Dardé appréhende seul la sculpture et le dessin avant d'intégrer en 1912 l'atelier de Jean-Antoine Injalbert à l'Ecole des Beaux-Arts. Après un rapide passage dans l’atelier de Rodin, il décide de rentrer dans son Occitanie natale.
Dans son œuvre dessinée comme sculptée, la nudité féminine occupe une place prépondérante ; Dardé affirme « Les têtes d’hommes et les corps de femmes sont ce qu’il y a de plus beaux ».
Passionné par Dante, l’artiste traite à plusieurs reprise la figure de la femme damnée ou Thais aux enfers. Agenouillée, la tête violemment renversée vers le ciel, les lèvres entrouvertes et les yeux à demi clos, Dardé pousse l’intensité à son paroxysme.
Ce marbre a appartenu au décorateur ferronnier Raymond Subes et à son épouse qui, l’aimait tant qu’ils la placèrent devant la fenêtre de sa chambre pour mieux en profiter. Il est à rapprocher d’une autre version très proche exposée au Salon des Artistes Français de 1934.

Estimation : 15 000 € à 20 000 €